Cette rencontre  annuelle de projection  de courts métrages internationaux propose  une sélection originale de « coups de cœur » sur une journée.
C’est une invitation à la découverte d’univers variés, offrant un large panel de formes cinématographiques.

Programmation et résumés des Films

Samedi 8 octobre / 6eme épisode de Courts-Bouillon / 49 films du monde entier /
Séance animation spéciale Gobelins / Entretien avec un réalisateur issu de l'école /
Mix Musiques de films par DJ Paul Kersey à 19h30 et en clôture / Velouté Courts-Bouillon offert pour clôturer la journée

14h00 Séance 1 (durée : 1h34 ) :
Cigarette Candy / Le Syndrome du Timide / Notes on the other /Aglaé / Vers le Nord / Paris Shanghaï

Cigarette Candy
de Lauren Wolkestein // Etats-Unis // 2009 // 14'
Prix du jury jeune
festival international de Cleveland 2010

Le jeune Marines Eddie Van Buren est obligé de
jouer le rôle du "héros" lors d'une petite fête
organisée à l’occasion de son retour au pays.

Le syndrome du Timide
d' Axel Vuillaume-Prézeau // Etats-Unis // 2010 // 6'
Lauréat du concours
"les vidéos les plus créatives du monde"
par la Fondation Guggenheim et Youtube 2010

Il apparaissait nécessaire d'offrir pour la première fois, et aux yeux de tous, une véritable étude du syndrome du Timide.

Notes on the other
de Sergio Oksman  // Espagne // 2009 // 13'
Meilleur court-métrage festival de Varsovie 2010

Une foule de sosies d’'Hemingway afflue en Floride pour élire « l’Hemingway authentique ». En 1924, Hemingway lui-même avait désiré être un autre.

Aglaé
de Rudi Rosenberg // France // 2010 // 20'
Mention spéciale du jury national
Clermont-ferrand 2011

Dans la cour du collège, Benoît perd un pari contre ses copains. Son gage : proposer à Aglaée, une élève handicapée, de sortir avec lui.

Vers le Nord
de Youssef Chebbi // Tunisie // 2010 // 16'
Sélection compétition internationale
Clermont-ferrand 2011

En pleine nuit noire, sur une plage, Mehdi et Nito, deux passeurs de clandestins, s'apprêtent à conclure un deal avec une mafia albanaise.

Paris Shanghaï
de Thomas Caillay // France // 2010 // 25'
Prix du public - festival international du cinéma indépendant IndieLisboa de Lisbonne 2011

Alors qu'il commence un périple de 20000 km à vélo, Manu croise la route de Victor, un adolescent perdu au volant d'une voiture volée.

Interview de Thomas Cailley réalisateur de Paris-Shanghaï


Pouvez-vous décrire votre parcours professionnel et artistique ?
J’ai commencé par la production audiovisuelle. C’était passionnant mais il me manquait quelque chose... Petit à petit, j’ai réalisé que j’avais envie d’écrire, de raconter des histoires. C’est pour cette raison que j’ai passé le concours de la fémis, dans le département scénario : afin de pouvoir me consacrer à l‘écriture.
En première année, les élèves de toutes les sections (production, montage, son, image…) réalisent des films. Cette première expérience de réalisation m’a donné m’a envie de continuer.

Pouvez-vous nous parler de votre filmographie ? vos projets ?
Dans le cadre de la fémis, j’ai écrit plusieurs projets de long métrage. Dans le même temps j’ai collaboré à l’écriture de plusieurs courts métrages, toujours en tant que scénariste. Paris Shanghai est mon premier film en tant que réalisateur, je l’ai écrit avec Claude Le Pape, une de mes camarades scénaristes, parallèlement à nos études (le film a été produit par une société indépendante, Little Cinema).
Je développe aujourd’hui un projet de long métrage.

Quels sont les réalisateurs, les films qui vous ont marqué ?
Il y en an beaucoup, dans des registres très différents : L’enfance nue de Maurice Pialat, Fargo des frères Coen, mais aussi Honkytonk Man, de Clint Eastwood, La vie de Jésus de Bruno Dumont… Je pourrais aussi citer The Yards de James Gray, La Ballade sauvage de Malick, Les Valseuses de Bertrand Blier…

Peut-on dire que certains ont influencé votre film Paris Shanghai, que la commission a sélectionné pour Courts-Bouillon 6?
C’est difficile à dire, mais par exemple dans beaucoup de ces films les décors naturels jouent un rôle presque aussi important que les personnages. Parfois ils en sont même le prolongement.
J’aime beaucoup comment Bruno Dumont filme les Flandres dans La vie de Jésus. Ses plans larges ont à la fois quelque chose de vertigineux et de très introspectif. Les paysages, les plans larges peuvent être puissants pour traduire les états d’âme des personnages. On peut faire ressentir beaucoup de choses avec les décors.

Sur ce court, Paris Shanghai, comment avez-vous travaillé avec les comédiens ? Mettez-vous en place une direction d’acteur, laissez-vous libre cours à la construction du jeu des personnages, est-ce dans le choix des comédiens que vos personnages se construisent ?
J’avais vu Franc Bruneau dans Cheveu, un court métrage de Julien Hallard et précédemment dans Versailles, de Pierre Schoeller. Sa présence m’avait impressionné et j’avais été touché par la justesse et la spontanéité de son jeu, qui a un vrai potentiel burlesque et poétique. J’ai tout de suite pensé à lui pour interpréter Manu, le personnage central du film.
C’est Claude, ma co-scénariste, qui m’a présenté Constantin, l’adolescent qui joue le rôle de Victor.  Constantin n’avait aucune expérience de tournage.
Franc, Constantin, Claude et moi nous sommes réunis deux fois par semaine pendant deux mois afin de rapprocher les personnages des comédiens… Ces séances de travail, pendant lesquelles nous avons beaucoup eu recours à l’improvisation, ont profondément modifié l’écriture du scénario, jusqu’au tournage.
Pour les personnages secondaires, j’ai cherché des visages et des caractères qui « ressemblent » aux paysages traversés dans ce road movie. Je voulais des personnages à la fois entiers et touchants. Le plus jeune à 8 ans, la doyenne 85. Tous sont des acteurs non-professionnels.

Avez-vous rencontré des difficultés sur ce tournage ? avez-vous des anecdotes à nous relater ?
C’était un tournage en extérieur, avec beaucoup de décors (un par séquence), un plan de travail chargé, alors oui, ce n’était pas toujours simple.
La météo ne nous a pas aidé. Nous changions le plan de travail tous les jours, au gré des prévisions… Je voulais un film ensoleillé, du coup on a beaucoup tourné entre les orages. Ça tombait bien, la lumière après l’orage était magnifique.
Mais l’essentiel, c’est que équipe était motivée et s’entendait très bien. J’espère que ce climat se ressent quand on voit le film.

En tant que réalisateur, ressentez-vous les contraintes du format court comme une stimulation ou au contraire une limite ?
Il n’y a pas vraiment de « format » dans le court métrage : certains films durent 30 secondes, d’autres presqu’une heure. Surtout, à la différence du long métrage, le récit n’est pas central. Un court métrage peut exploiter une situation, un état d’âme, un décor, un personnage, une atmosphère… Les seules contraintes sont matérielles : moins d’argent, moins de temps de tournage…
Au total, il y a peut être davantage de liberté dans le court métrage. C’est d’ailleurs sa difficulté : trouver ses propres règles, son unité, une cohérence de fond et de forme dans un espace sans contrainte.

Retour sur Courts-Bouillon 6

16h00 Séance Animation Spéciale Gobelins ( durée : 1h30 ):
Best of des meilleurs films de l'école (durée : 1h00 ) /
Entretien avec un ancien élève devenu réalisateur (durée : 30mn )

Interview de Chloé Bury réalisatrice d' Eléanor

Chloé Bury, réalisatrice de « Eleanor », vient de terminer la formation de Gobelins Ecole de l’image cette année.
Elle sera présente pour la rencontre à la suite de la séance spéciale animation Gobelins lors de Courts-Bouillon samedi 8 octobre.

Pouvez-vous nous dire ce qui vous a donné envie de vous diriger vers la réalisation de film d’animation ?
J'aime beaucoup de formes d'expression : l'écriture, le théâtre, la musique, le dessin évidemment, et une foule d'activités créatives. Je voulais raconter des histoires, délivrer des messages, mais l'idée de privilégier une forme au détriment des autres me contrariait. Quand on y réfléchit, l'animation c'est un art très multiple et très complet, c'est d'ailleurs là toute la difficulté : le jeu d'acteur, la narration, le rythme, on y fait converger tous ses talents. Dès que je l'ai découverte, l'animation m'a paru être un choix naturel.

Nous dire 3 mots sur votre parcours...
Après un bac général et une mise à niveau en arts appliqués, je suis d'abord passée par la 3D, avec le DMA d'animation de l'école Estienne, puis par la 2D traditionnelle avec Gobelins, et la 2D numérique via mes stages. J'ai donc ce profil polyvalent et très adaptable à mettre en avant, j'apprends très vite et j'aime varier.

Votre film "Eleanor"

Est-ce que vous pouvez nous dire ce qui a inspiré le sujet de votre film, d’une part dans la thématique ?
Eleanor, c'est presque une thèse de psychologie. Comment se sort-on de la solitude et de la dépression ? Qu'est-ce qu'un vrai ami peut faire ? La perte de ce qui nous est cher est-il quelque chose d'entièrement négatif ?
Certains films d'animation m'ont touchée au point de me permettre de surmonter des épreuves, de trouver des réponses et d'aller de l'avant. Ils peuvent se révéler littéralement thérapeutiques. J'ai toujours souhaité un jour pouvoir partager à mon tour un peu de ces petites mais précieuses fables de vie.

et d’autre part dans l’esthétique, le graphisme ? Pouvez-vous nous citer des artistes qui vous ont inspiré ?
D'avantage que les inspirations artistiques, je pense que ces images, ces atmosphères viennent de mes souvenirs, d'impressions fortes de mon enfance. Je suis très "madeleine de Proust". J'ai toujours imaginé Eleanor dans ces teintes brunes vieillottes, j'ai même envisagé un moment de réaliser les décors en carton !

Dans votre film, certains éléments sont énigmatiques, pouvez-vous nous dire quelle place vous avez donné au symbolique ?
Une place importante en effet. A l'instar des contes de fée, les films peuvent refléter des états, des situations que nous pouvons tous vivre intérieurement et leur résolution... tout en abordant le problème en douceur grâce à la symbolique de l'image et la poésie dont on l'habille.
Cela étant, les lectures sont multiples et je laisse le spectateur libre. Mais pour l'anecdote, je pense qu'on reconnaît facilement le clin d’œil à la célèbre chanson des Beatles !

Souvent les films d’animation sont réalisés par des équipe de 3 et 6 étudiants, pour Eleanor, vous étiez seule à la réalisation,
est-ce que cela était une volonté de travailler seule ?

Eleanor faisait partie de ces projets que j'ourdis en permanence dans un coin de ma tête et que j'ai à cœur de réaliser dès que j'en trouverai l'opportunité. Or l'opportunité de réaliser un film personnel dans les conditions privilégiées qu'une école telle que Gobelins peut permettre est rare. C'était ma dernière année en tant qu'étudiante pour en profiter. Alors "qui ne tente rien n'a rien", j'ai demandé cette dérogation à l'équipe enseignante et j'ai su les convaincre.
Il faut savoir que malgré tout je n'ai pas fait un travail solitaire, j'ai été très entourée et épaulée ! J'ai adoré les collaborations que j'ai vécues durant cette année et je ne saurais trop remercier toutes ces personnes sans qui le projet n'aurait été possible.

Gobelins, l’Ecole de l’image

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui voudraient entrer à l’école des Gobelins?
Ce n'est pas juste une question de technique. Le dessin est un pré-requis évidemment, mais ce qui fait la différence parmi les bons dessinateurs, c'est ce que chacun a à apporter individuellement, les étudiants de Gobelins ont tous leur petit truc bien à eux. Il faut beaucoup de caractère, une grande ouverture, et... beaucoup d'opiniâtreté !

Retour sur Courts-Bouillon 6

18h00 Séance 3 ( durée : 1h33 ) :
Los minutos, las horas / Sugar / The lost thing / La fille de l'homme / L'accordeur / Checkpoint / Catharsis

Los minutos, las horas
de Janaina Marques  // Cubas Brésil // 2009 // 11'
Prix Spécial du Jury Clermont-ferrand 2011

Yoli a toujours vécu avec sa mère, dans un quartier pauvre de La Havane. Un jour, un homme l'invite à un rendez-vous.

Sugar
de Jeroen Annokkeé // Pays-Bas // 2010 // 8'
Prix du public Clermont-ferrand 2011

Klaasje, la voisine de Bert, sonne à sa porte, légèrement vêtue, pour lui emprunter un pot de sucre.

The lost thing
de Shaun Tan et Andrew Ruhemann // Australie // 2010 // 15'
Oscar du meilleur court-métrage d'animation 2011

Un jeune garçon trouve une étrange créature sur la plage et décide de la ramener chez lui.

La fille de l'homme
de Manuel Schapira // France // 2010 // 10'
Sélection compétition internationale
Bruxelles 2011

Un soir alors qu'elle est en pleur, un père décide de sortir son bébé.

L'accordeur
d'Olivier Treiner // France // 2010 // 13'
Prix du public
Los Angeles, Bruxelles, Dresde, Clermont-ferrand

Adrien s'est effondré psychologiquement après avoir échoué à un concours de renom et travaile désormais comme accordeur de piano.

Checkpoint
de Ruben Amar // France // 2010 // 19'
Sélection festival des films du monde de Montréal 2011

Suleiman, un jeune palestinien de onze ans, vit dans un petit village de la bande de Gaza. Comme tous les mois, il accompagne son père sur les ruines d'un village détruit.

Catharsis
de Cédric Prevost // France // 2010 // 18'
Grand Prix du jury uniFrance du court-métrage Cannes 2011

Un aspirant réalisateur, rongé par le désir inassouvi de tourner, se réveille à l'intérieur d'un film.

Interview de Cédric Prevost réalisateur de Catharsis


Pour le 6ème épisode de Courts-Bouillon la commission a sélectionné votre court-métrage Catharsis.
Que pouvez-vous nous dire du fait que ce soit le 3ème de vos films - après Alter ego et Hymen - qui soit sélectionné pour Courts-bouillon ?
Quelle réaction cela suscite-il chez vous ?

Je suis évidemment très heureux et touché que Courts-Bouillon ait à nouveau apprécié mon travail. D’autant que Catharsis me paraît assez différent d’Alter ego et d’Hymen, que je voyais un peu comme un diptyque. Cependant, on peut sans doute retrouver des points communs entre ces trois films, comme la notion de fantasme, la relation d’amour impossible, la thématique de l’identité altérée…

Dans Catharsis vous mettez en scène un réalisateur dont le désir de réalisation devient quasi obsessionnel et finit par prendre toute la place dans sa vie.
Ces angoisses du passage à l’acte créatif sont-elles toujours présentes chez vous ?
Ces angoisses grandissent-elles au fur et à mesure des expériences ?
La réalisation de Catharsis a-t-elle eu en effet d’exorcisation de ces angoisses?

Je ne parlerais pas d’« angoisses du passage à l’acte créatif » dans mon cas, mais plutôt d’obsession créative. L’inconvénient d’une activité liée à une passion est qu’elle peut facilement devenir obsessionnelle, et j’ai souvent entendu des auteurs-réalisateurs parler du fait que, comme moi, leurs projets occupent quasi continuellement leurs pensées. D’autant que n’importe quel évènement de notre vie peut devenir une source d’inspiration.
Je ne dirais pas que ce sentiment grandit au fur et à mesure des expériences, mais il est vrai que j’ai toujours aimé travailler sur plusieurs projets en même temps, et cela s’est particulièrement développé ces dernières années.
Enfin, je ne pense pas que la réalisation de Catharsis ait exorcisé cette obsession, mais j’ai été très heureux d’avoir l’opportunité de le réaliser, car je ne pensais pas pouvoir un jour trouver le financement pour le faire, sachant que ce projet un peu fou a été produit grâce à l’investissement de la société de production Arts Premiers, dirigée par Charles Paviot, et l’aide du groupe Transpamedia. L’Adami et Unifrance nous ont également apporté leur soutien par la suite, tout comme plusieurs prestataires de post production.

Pensez-vous avoir été influencé par des œuvres cinématographiques ou littéraires pour ce film ?
J’ai toujours revendiqué que Catharsis s’inscrivait pour moi dans le courant cinématographique créé par des artistes tels que Charlie Kaufman, Spike Jonze et Michel Gondry, ou encore des films comme « The Truman show ». Je m’étonnais d’ailleurs qu’aucun scénariste n’ait déjà eu cette idée d’un cinéaste enfermé à l’intérieur d’un film, subissant toutes les conventions de celui-ci.
Mais depuis que je montre le court métrage, j’ai déjà croisé quelques réalisateurs qui m’ont dit avoir travaillé sur un projet similaire, sans parvenir à le mener à son terme, pour des raisons d’écriture ou de production. Le thème était donc bien dans l’air, semble-t-il…

Le choix de la comédie pour traiter de ce sujet avait-t-il une motivation ?
J’avais précédemment écrit plusieurs versions de cette histoire, sous d’autres formes, et sur un ton beaucoup plus sérieux. Mais je n’étais pas satisfait par le résultat. Et c’est en songeant à l’ironie de la situation initiale que tout s’est soudain débloqué.
La comédie est de plus fédératrice, car elle peut concerner tout le monde. Or je voulais surtout que le film ne soit pas uniquement destiné aux gens faisant partie du cinéma, et ne se limite pas à un fantasme égocentrique de réalisateur.

De votre point de vue quelle est la place de l’inconscient, du rêve, voire de la psychanalyse dans l’acte de création, qui est un thème récurrent dans vos films ?
J’avoue que si je n’avais pas eu de velléités d’écriture et de réalisation, j’aurais sans doute été tenté de travailler dans le domaine psychiatrique. De plus, lorsqu’on suit une formation de comédien, comme ça a été mon cas, on se rend compte que l’inconscient joue un rôle primordial dans l’interprétation dramatique. Et le fait que nous soyons tous capable de rêver prouve que chaque être humain est un auteur en puissance…

La direction d’acteur a une place importante dans votre travail, pouvez-vous nous décrire votre approche du travail avec les comédiens? Travaillez-vous avec eux avant le tournage?
J’aime en effet beaucoup répéter en amont du tournage avec les comédiens, notamment pour retravailler les dialogues avec eux. Un bon dialoguiste se doit de penser comme un personnage au moment de l’écriture, ce qui justifie pour moi de solliciter les acteurs pour cette étape.
Cependant, dans le cas de Catharsis, il y avait tellement d’informations à donner au spectateur pour la mise en place de l’intrigue et la compréhension de l’histoire, que la marge de réécriture a été plus étroite que lors du travail préparatoire d’Alter ego et d’Hymen.

Vous avez été membre du jury de la compétition de courts-métrages du festival Provence Terre de Cinéma au mois d’avril dernier, pouvez-vous nous faire un retour de cette expérience ?
Il est toujours difficile de juger le travail des autres, car notre métier est loin d’être une science exacte, et implique des appréciations forcément subjectives. J’étais très honoré de participer à ce jury, et cela m’a permis de comprendre comment se décide parfois l’attribution des récompenses, ce qui, sans dévaloriser celles-ci, permet tout de même d’aborder leur signification avec une certaine relativité…

Vous nous aviez parlé de votre projet de long métrage avec le comédien de votre premier court Alter ego. Pouvez-vous nous parler de cette rencontre ?
Jérémy Azencott, le comédien d’Alter ego, m’a accompagné durant toute l’écriture du long métrage, notamment pour la création des dialogues, que nous avons co-signés. C’est donc une rencontre très importante pour moi, qui m’a permis de développer une vraie relation avec l’interprète principal du projet, ce que je trouve aussi intéressant artistiquement qu’humainement. J’espère que cela se ressentira dans le film…

Retour sur Courts-Bouillon 6

20h30 Séance 4 (durée : 1h46 ):
Babel / Y a basta ! / Le piano / Khouya / El empleo / Je pourrais être votre grand-mère /
Deux inconnus

Babel
d' Hendrick Dusollier // France // 2010 // 15'
Lutin des meilleurs effets spéciaux 2011

Depuis les montagnes célestes jusqu'au sommet des tours de Shanghai, deux jeunes paysans quittent leur village pour rejoindre la mégapole.

Y a basta !
de Gustave Kervern  et Sébastien Rost // France // 2010 // 11'

Un centre spécialisé va fermer ses portes. Des handicapés mentaux, aidés par leurs éducateurs, vont, dès lors, prendre leur destin en main !

Le piano
de Lévon Minasian // France Arménie // 2011 // 26'
Mention spécial du jury Clermont-ferrand 2011

Pour se préparer à un concours international, le Ministère de la Culture met à la disposition de Loussiné, petite orpheline un superbe piano.

Khouya
de Yanis Koussim // Algérie // 2010 // 15'
Prix du jury cinéma et jeunesse Locarno 2010

Au sein d'un intérieur algérien ordinaire, le frère bat ses sœurs, la mère laisse faire.

El empleo
de Santiago Bou Grasso // Argentine // 2008 // 6'
Prix FIPRESCI Annecy 2009

Un monde urbain où chaque personne a sa spécificité

Je pourrais être votre
grand-mère
de Bernard Tanguy // France // 2010 // 19'
Ours d'or festival des nations d'Ebensee 2011

Un jeune avocat d'affaires trouve que la vieille SDF roumaine en bas de chez lui ressemble à sa grand-mère. Une nuit, il lui fabrique une pancarte en carton.

Deux inconnus
de Christopher Radcliff et Lauren Wolkstein // France // 2011 // 16'
Sélection Sundance 2011

Un homme et un jeune adolescent marchent le long d'une route de campagne. Alors qu'ils s'invitent dans la piscine d'un motel isolé, ils sont pris au dépourvu par la jeune réceptionniste.

Retour sur Courts-Bouillon 6


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