Ce programme a pour vocation de présenter des cinéastes et des œuvres du monde entier  pour mieux appréhender ce qui nous entoure et enrichir notre regard.
Après le Kurdistan l’année dernière, la fenêtre s’ouvre cette fois sur le foisonnant cinéma mexicain.

Concert / soirée d'ouverture

Un concert-cocktail est offert à l’issue de la projection d’Espiral à 20h30, jeudi 28 avril, en présence du réalisateur Jorge Perez Solano et du comédien Harold Torres.
De même que dans le Mexique préhispanique, le Mexique d’aujourd’hui célèbre d’innombrables fêtes tout au long de l’année, durant lesquelles on ne manque pas d’interpréter des danses régionales, accompagnés de sa musique traditionnelle. C’est ainsi que tous les jours, quelque part au Mexique, se déploient l’éventail multicolore de la fête populaire qui reste vivante,
spontanée, avec des nuances émouvantes, dérivée de la fusion des grandes traditions, celle des hautes cultures mésoaméricaines et de l’Espagne.
Le mariachi CoraSon de México vous fera partager cette passion pour la culture mexicaine avec des musiques différentes comme son le HUAPANGO, le SON JAROCHO et bien sur le SON JALISCIENCE ainsi que les traditionnels airs de la musique de la Révolution et quelques Boléros innombrables qui vous invitent à un dépaysement total.

Rencontres

Le festival a cette particularité d’éclairer chacune de ses thématiques par des débats et rencontres. Ces rencontres sont animées par des écrivains, journalistes, universitaires, spécialistes des sujets traités, professionnels du cinéma dont le travail est en lien étroit avec les oeuvres présentées.

Cédric Lepine
est critique pour Les Fiches du Cinéma (revue couvrant l’intégralité des longs métrages sortant en salles en France depuis plus de 70 ans), collaborateur permanent des Rencontres des Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse, spécialiste du cinéma latino-américain dans son ensemble et du cinéma mexicain en particulier.

Véronique Pugibet
est maître de conférences à l’IUFM de l’académie de Paris-Paris Sorbonne. Elle est membre du SIMIC Séminaire sur l’Image dans le Monde Ibérique Contemporain, (Paris IV) et du GRIMH (Groupe de Recherche sur l’Image dans le monde hispanique). Dans le cadre de ses recherches, elle s’intéresse aux images et représentations du monde hispanique diffusées dans les supports d’enseignement et les médias. Au-delà de ses travaux de recherche elle
a participé à la publication du Guide bleu : Mexique (Hachette) et de La vie au Mexique (Solar).

Michel Picouet
est expert démographe de l’Université de Paris et directeur de Recherches de l’Institut de Recherches pour le Développement (IRD). Il a travaillé sur le thème des migrations, s’intéressant ensuite plus à la relation population- environnement où la migration continuait d’avoir une place importante.

Julie Fintzel
est doctorante en Langues Romanes à l’Université de Provence Aix-Marseille I. Agrégée d’Espagnol, elle connaît le Mexique à travers l’œuvre de Max Aub, auteur espagnol exilé au Mexique en 1942 jusqu’à sa mort en 1972.

Cinéma mexicain : les 2 âges d'or

Au programme, deux périodes : "l’âge d’or des années 1930-50" et "le renouveau" des années 2000 qui voit apparaître des cinéastes dont l’œuvre s’impose avec force dans le paysage cinématographique actuel et incarne un Mexique d’aujourd’hui.

Le renouveau des années 2000

La fin des années 1960 voit l’apparition de cinéastes « auteurs », sortant plus volontiers des sentiers battus. Mais il faudra attendre les années 1990 pour avoir l’impression d’une véritable renaissance de la créativité artistique et d’un engagement financier auprès de jeunes cinéastes talentueux.

Les années 1930 - 1950

Les années 1930 marquent une stabilisation politique importante dans l’histoire du Mexique. Elles offrent des conditions favorables au développement d’une industrie cinématographique,
qui va bientôt devenir une référence pour tout le monde hispanophone. Un véritable âge d’or.

Jeudi 28 avril : Le Renouveau

14h00 – Los que se quedan documentaire de Juan Carlos Rulfo et Carlos Hagerman - 2008 - 1h42

C’est une approche intime des familles de ceux qui ont émigré aux États-Unis en vue de meilleures opportunités. Ce film dresse un portrait empli de nostalgie, d’attentes, mais aussi de rêves et d’amour, et traite du thème de l’identité et de la mémoire. Une exploration au sein d’un quotidien bercé par l’absence que génèrent les émigrations.

Juan Carlos Rulfo, né en 1964 à Mexico, est scénariste, réalisateur et directeur de la photographie.
Il a réalisé notamment El Abuelo y Otras Historias Cheno (1994), Las Despedidas (1998) et Calvario (2000).

 

16h00 – Norteado
Rigoberto Perezcano - 2009 - 1h35

Andrés, un jeune fermier originaire du sud du Mexique, essaie à plusieurs reprises de traverser illégalement la frontière nord-américaine. Mais, à chaque fois, le désert, la soif, et surtout les gardes frontières l’en empêchent.
Entre chacune de ses tentatives, il découvre la ville de Tijuana et ses nombreux démons.
C’est là qu’il rencontre Cata, Ela et Asensio.
Au moment où il est prêt à renoncer à son rêve, l’appel du Nord se fait ressentir à nouveau. Il échafaude alors avec leur aide, un plan des plus surréalistes afin de tenter une ultime tentative...

 

18h00 – Séance Courts-Métrages -
68 mn

Bajo Tierra - Eduardo Covarrubias - 10’ - 2009
Luna - Raúl Cárdenas et Rafael Cárdenas - Animation - 10’ - 2010
Beyond to Mexique Bay - Jean Marc Rousseau Ruiz - 17’ - 2008
40° à l'ombre - Flavio Gonzáles Mello - 14’ - 2009
Jacinta - Karla Castañeda - Animation - 9’ - 2008
Carretera Norte - Ruben Rojo Aura - 10’ - 2008


20h30 – Espiral
Jorge Perez  Solano - 2009 - 1h29

Dans l’espoir de rendre leur vie meilleure, les hommes passent la frontière sans réaliser qu’ils détruisent ce qu’ils espèrent sauver : leurs familles. C’est l’histoire de Diamantina et Araceli, deux jeunes femmes de Mixtec Oaxaca, qui voient leurs hommes partir vers le nord pour améliorer leur
situation. Santiago tente de réunir l’argent qui lui permettra d’épouser Diamantina. Macario, quant à lui, veut sortir sa famille de la pauvreté.A leur retour, tout a changé.

Jorge Perez Solano est né au Mexique en 1964.
Il réalise un court-métrage Play-back pour la série télévisée Encuentros y Desencuentros. Il est assistant réalisateur sur Santo Luzbel de Miguel Sabido et a dirigé plusieurs programmes sur des chaînes culturelles. Espiral est son premierlong-métrage.

Harold Torres est un comédien mexicain. Il débute sa carrière de comédien en 2006 dans Tráiler (Humanidad, alimento
de los dioses). En 2009 il tient le rôle principal de Norteado.


Projection suivie d'une rencontre : L'émigration mexicaine, une réalité douloureuse
avec le réalisateur Jorge Perez Solano et d' Harold Torres comédien d’Espiral et de Norteado
.

La journée se conclue par un cocktaïl et un concert

Vendredi 29 avril : Le premier âge d'or et le cinéma mexicain d'aujourd'hui

10h30 – La Cucaracha
Ismael Rodriguez
- 1959 - 1h27

En déroute et quasiment sans troupe, le villiste colonel Zeta arrive dans un village contrôlé par les soldats carrancistes. Bien qu’alliés, Zeta emprisonne et ordonne de fusiller le colonel Zuñiga et plusieurs de ses hommes pour prendre le contrôle du village.
Parmi les morts se trouve l’amant de « la Cucaracha », une femme soldat décidée qui commande un groupe de femmes armées. Aux combats entre les troupes s’ajoutent les affrontements entre Zeta et « la Cucaracha » et l’apparition d’Isabelle, une bourgeoise obligée de se joindre au groupe de révolutionnaires.

Ismael Rodríguez (1917 - 2004) était un célèbre réalisateur mexicain, surnommé le « cinéaste du peuple mexicain ».
Il a marqué le cinéma populaire des années 1950 et 1960 en dirigeant entre autres Maria Felix, Pedro Infante et Luis Aguilar dans de nombreux films comiques. Il est crédité sur plus de 100 films et a reçu près de 600 prix au cours de sa carrière.

13h00 – Maria Candelaria
Emilio Fernandez - 1943 - 1h41

Lorenzo et Maria Candelaria sont rejetés par les villageois à cause de la mauvaise réputation de la mère de Maria. Obligé de voler de la quinine pour sauver sa fiancée, Lorenzo est jeté en prison. Guérie, Maria rencontre un peintre, mais des médisants prétendent qu’elle a posé nue. Elle sera lapidée par les villageois.

Primé à Cannes, ce film apporta la consecration à l’esthetique nationaliste de Fernandez et de son photographe Gabirel Figueroa.

Emilio Fernandez est un acteur, scénariste et producteur mexicain, et est l’un des plus grands réalisateurs mexicains du XXe siècle. Son implication dans les évènements révolutionnaires du Mexique le contraint à fuir son pays et rejoindre les États-Unis en 1923, après l’échec d’un putsch révolutionnaire mené par Adolfo de la Huerta. Accompagné d' Adolfo de la Huerta dans sa fuite, il s’installe alors à Hollywood où il rencontre de nombreux compatriotes : Dolores del Rio, José Mojica, Ramon Novarro. Il tourne son premier film en 1941, L’île de la passion.

Projection suivie d'une rencontre : le 1er âge d’or des années 1930-1950 avec Véronique Pugibet, maître de conférences à l’IUFM de l’académie de Paris Sorbonne.

16h00 –  Amours chiennes
Alejandro Gonzales Inarritu - 2000 - 2h33

Mexico. Un tragique accident de voiture. Trois vies entrent en collision et nous révèlent le côté le plus «chien» de la nature humaine.

Les extrêmes de la vie, sous l’angle de trois histoires radicalement différentes : Octavio, un adolescent qui décide de s’enfuir avec la femme de son frère; Daniel, un quadragénaire qui quitte sa femme et ses enfants pour aller vivre avec un top model; El Chivo, un ex-guerillero communiste
devenu tueur a gages, qui n’attend plus rien de la vie.

Alejandro Gonzales Inarritu est un réalisateur et producteur mexicain.
Il débute dans les médias à l’âge de 21 ans, en tant qu’animateur radio. Il décide après ça de se lancer dans le cinéma. Il devient directeur artistique de Télévisa. Il réalise des dizaines de publicités et est récompensé en 1997 pour sa campagne pour WFM. En 1991, il crée la Zéta Films, une société de production audiovisuelle. Il part aux Etats-Unis et rencontre en 1998, Guillermo Arriaga. Deux ans plus tard, il réalise son premier long métrage Amours chiennes.
Il réalise ensuite 21 Grammes (2003) ; Babel (2006) ; Biutiful (2010).


Projection suivie d'une rencontre : le cinéma mexicain d’aujourd’hui, entre création et difficulté
avec Véronique Pugibet

Retrouvez une sélection de 3 courts-métrages mexicains lors de la délibération du jury de la compétition de courts du vendredi 29 avril.

Cafe paraiso - Alonso Ruizpalacios - 10’ - N&B - 2008
Deux émigrants mexicains sont cuisiniers au Café Paradis. Tout en préparant une gamme très variée de plats, le plus jeune des deux répète son héroïque démission grâce à laquelle il espère récupérer l’amour d’une serveuse.
La Mina de oro - Jacques Bonnavent - 10’ - 2010
À cinquante ans passés, Betina connaît l’amour grâce à Internet. Elle laisse derrière elle sa vie monotone pour aller rejoindre son fiancé virtuel, à l’autre bout du pays.
Buen provecho - Eduardo Canto - 8’ - 2008
Un jeune homme impulsif et arrogant est contraint de partager son repas avec une jeune fille simple et humble.


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